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Vous vous inquiétez pour un proche

Des repères simples pour reconnaître les signaux d'alerte, ouvrir la conversation et savoir vers qui vous tourner.

Illustration : deux silhouettes bienveillantes, une main posée sur l'épaule de l'autre

Des signes qui peuvent alerter

Un signe isolé ne prouve rien. C'est l'accumulation ou un changement soudain qui doit attirer votre attention.

Chez un adulte
  • Isolement progressif : la personne voit moins sa famille et ses amis.
  • Peur ou nervosité en présence du conjoint, besoin de « demander la permission ».
  • Blessures inexpliquées, minimisées ou justifiées par des accidents répétés.
  • Contrôle de l'argent, du téléphone, des déplacements ou des vêtements.
  • Fatigue, anxiété, dévalorisation de soi, troubles du sommeil.
  • Absences répétées au travail, baisse de concentration.
Chez un enfant ou un adolescent
  • Chute soudaine des résultats scolaires, refus d'aller à l'école.
  • Repli sur soi, tristesse, perte d'intérêt pour ce qu'il ou elle aimait.
  • Agressivité, colères inhabituelles ou au contraire apathie.
  • Troubles du sommeil, cauchemars, retour de comportements plus jeunes (pipi au lit…).
  • Marques physiques, refus de se déshabiller, plaintes physiques répétées.
  • Changement de comportement en ligne : secret, angoisse après le téléphone, nouveaux « amis » inconnus.
  • Propos inquiétants sur son corps, sur la mort ou sur le fait de « disparaître ».

Comment en parler

  • Choisissez un moment calme, en tête-à-tête, sans témoin ni pression de temps.
  • Partez de ce que vous observez : « je te trouve fatigué·e ces temps-ci, ça m'inquiète ».
  • Écoutez sans juger et sans interrompre ; croyez ce qui vous est dit.
  • Ne minimisez pas et ne dites pas quoi faire : proposez, n'imposez pas.
  • Évitez de critiquer l'agresseur : cela pousse souvent la personne à le défendre.
  • Respectez son rythme, même si elle n'est pas prête : dites que vous restez disponible.
  • Pour un enfant : rassurez-le, dites-lui que ce n'est pas de sa faute et qu'il a bien fait de parler.

À faire / À éviter

À faire

  • Rester présent·e dans la durée, même sans nouvelles.
  • Aider concrètement : garder des documents, accompagner à un rendez-vous, garder les enfants.
  • Noter les faits que vous constatez (dates, lieux) : cela peut servir plus tard.
  • Vous informer et prendre conseil auprès d'un service, même sans la personne concernée.
  • Prendre soin de vous : accompagner est éprouvant, vous avez aussi droit à un soutien.

À éviter

  • Confronter directement l'auteur des violences : cela peut aggraver le danger.
  • Poser un ultimatum ou couper le contact si la personne ne part pas.
  • Parler de la situation à son entourage sans son accord.
  • Promettre un secret absolu à un enfant en danger : dites-lui que vous allez chercher de l'aide.

Où trouver de l'aide en tant que proche

Ces services écoutent aussi les proches et vous conseillent, gratuitement et anonymement.

  • 107 — Télé-Accueil, écoute 24h/24
  • 0800 30 030 — Écoute violences conjugales et familiales
  • 103 — Écoute-Enfants (enfants, ados et adultes qui s'en occupent)
  • 116 000 — Child Focus, enfants disparus ou exploités

En cas de danger immédiat, appelez le 112.

N'intervenez pas seul·e si la situation est violente.